Mercredi 22 novembre 2006
3
22
/11
/2006
11:21
Lenormand ne m'interesse pas plus que ça,
ici je ne présente pas un
artiste mais une chanson.
Quand elle est sortie j'avais entre 8 et 11 ans, je vivais dans
les hautes alpes, et le matin, avec mon frère, nous
empruntions le chemin des écoliers....
Cette chanson raconte presque une partie de ma vie.
Nous étions séparés car pas dans la même classe.
Les radiateurs nous réchauffaient (point de vieux poele
pour nous).
Mais nous révions, à travers la vitre, nous aussi.
Pour ma part, ce n'était pas les îles, j'allais beaucoup moins
loin.
A travers la fenêtre, je voyais la montagne, et un endroit précis,
merveilleux, répondant au nom de "bois vert".
Pas très original, c'est vrai, mais je ne me posais pas de
questions à cette époque là.
C'est un endroit ou nous allions parfois en famille, un bois
dense et magnifique, une grande clairière aménagée de
petits bancs de bois et tables en bois également.
Et surtout, le mystère de la forêt.
Je m'y rendais quasiment tous les jours, pendant que l'instit
parlait de maths ou autre sujet des plus intéressant, et là-bas,
dans les bois, dans la forêt, j'écoutais les elfes me raconter
leurs histoires, et j'en vivais certaines avec eux...
Si l'instit m'interrogeais, je pouvais lui répondre sans problème,
mon côté elfique me permettant de vivre intensément 2 vies à
la fois (!!!), je retombais toujours sur mes pattes!
Sur mes bulletins, on lisais tout de même "bonne élève, mais
rêveuse...."
A quoi rêvait mon frère? Il ne me l'a pas dit, c'est une question
que j'envisage de lui poser bientôt!
Au club de tir à l'arc, j'ai un couple d'amis. Lui, il me disais que
cette chanson avait exactement la même signification pour lui.
C'est ainsi que j'ai eu l'idée d'un article sur le sujet.
Merci Plume!
et maintenant, voici donc les paroles de la fameuse chanson:
Les matins d'hiver
by Gérard Lenormand
Je me souviens de ces matins d'hiver Dans la nuit sombre et glacée Quand je marchais à côté de mon frère Sur le chemin des écoliers Quand nos membres encore tout engourdis De sommeil, grelottaient sous les assauts du vent Nous nous battions à grands coups de boule de neige En riant Nous arrivions dans la salle de classe Où le maître nous séparait Nous retrouvions chaque jour notre place Et nous ne pouvions plus se parler Puis bercés par les vagues d'une douce chaleur Que nous prodiguait le vieux poêle Nos esprits s'évadaient pour se rejoindre ailleurs Vers des plages
{Refrain: 2x}
Où il fait toujours beau où tous les jours sont
chauds Où l'on passe sa vie à jouer Sans songer à l'école, en pleine liberté Pour rêver Je me souviens de l'odeur pâle et chaude De notre classe calfeutrée Des premières lueurs pâles de l'aube A travers les vitres givrées Je revois les yeux tendres et les visages tristes Qui autour de moi écoutaient Et pendant les leçons dans mon coin je rêvais A des îles
{au Refrain, 2x}









Vos petits mots